Les contenus proposés sont informatifs et ne remplacent en aucun cas un avis médical professionnel.

Santé mentale : comprendre, prendre soin de soi et savoir quand demander de l’aide

La santé mentale ne se résume pas au fait d’être heureux, optimiste ou de ne jamais ressentir de stress.

Elle concerne notre manière de vivre ce qui nous arrive, de faire face aux difficultés, de penser, de ressentir, d’entretenir nos relations, de travailler, d’apprendre, de prendre des décisions et de trouver notre place dans notre environnement.

Elle évolue aussi au fil de la vie.

Une même personne peut connaître des périodes où elle se sent solide et disponible, puis traverser un deuil, une séparation, une période de surcharge, une maladie, un changement professionnel ou une autre épreuve qui fragilise son équilibre.

Cela ne signifie pas nécessairement qu’elle souffre d’un trouble psychique.

Mais cela ne signifie pas non plus qu’elle doit forcément « tenir bon ».

Prendre soin de sa santé mentale, c’est apprendre à reconnaître ce qui nous ressource, ce qui nous fragilise, ce que nous pouvons ajuster et le moment où nous avons besoin d’aide.

Sur Osmose, nous abordons la santé mentale comme une dimension de la santé globale : avec attention au corps, aux émotions, au sommeil, aux relations, aux conditions de vie, à l’environnement et aux ressources dont chacun dispose.


Vous êtes ici parce que…

La santé mentale ne se présente pas de la même manière pour tout le monde.

Vous cherchez simplement à préserver votre équilibre ?
Explorez les ressources consacrées au sommeil, au stress, au mouvement, aux relations et à la récupération.

Vous traversez une période difficile ?
Commencez par comprendre ce que vous ressentez et ce qui peut vous aider à retrouver des ressources.

Vous vous demandez si votre mal-être mérite une aide professionnelle ?
Découvrez les repères qui peuvent inciter à consulter et les professionnels vers lesquels vous pouvez vous tourner.

Vous vous inquiétez pour un proche ?
La santé mentale concerne aussi l’entourage. Vous pouvez apprendre à écouter, soutenir et orienter sans avoir à devenir vous-même un professionnel.

Vous êtes en situation de détresse ou avez des pensées suicidaires ?
Ne restez pas seul avec cette situation. Le 3114 est le numéro national de prévention du suicide. En cas de danger immédiat ou d’urgence médicale, contactez le 15 ou le 112.


Qu’est-ce que la santé mentale ?

L’Organisation mondiale de la Santé définit la santé mentale comme un état de bien-être permettant notamment de faire face aux difficultés de la vie, de développer ses capacités, d’apprendre, de travailler et de contribuer à la vie de sa communauté.

Cette définition est importante parce qu’elle élargit considérablement notre manière de parler de santé mentale.

Elle ne concerne pas uniquement les personnes ayant reçu un diagnostic psychiatrique.

Tout le monde a une santé mentale.

Elle peut être relativement bonne à une période de la vie, puis être mise à rude épreuve à une autre.

Elle peut également être influencée par de nombreux facteurs : événements de vie, relations, isolement, conditions de travail, précarité, maladie, discrimination, sentiment de sécurité, habitudes de vie ou environnement.

La santé mentale n’est donc pas seulement une affaire de psychologie individuelle.

Elle se construit aussi dans les lieux où nous vivons, travaillons, étudions et élevons nos enfants.

Une santé mentale qui évolue

Il est possible d’être globalement satisfait de sa vie tout en connaissant des périodes de stress.

Il est possible d’avoir un trouble psychique tout en connaissant des périodes de bien-être.

Il est également possible d’aller mal sans avoir de trouble psychique diagnostiqué.

Cette distinction est essentielle.

Elle permet d’éviter deux écueils opposés : considérer toute difficulté comme une maladie, ou considérer toute souffrance comme quelque chose qu’il faudrait simplement apprendre à gérer seul.


Aller bien ne signifie pas aller bien tout le temps

Nous avons parfois tendance à considérer les émotions désagréables comme des problèmes à supprimer.

Pourtant, elles ont aussi une fonction.

La peur peut nous alerter.

La tristesse peut accompagner une perte.

La colère peut signaler qu’une limite a été franchie.

Le stress peut mobiliser temporairement notre organisme lorsqu’une situation demande une adaptation.

Le problème n’est donc pas de ressentir des émotions difficiles.

Une bonne santé mentale n’est pas une vie sans émotions inconfortables.

Elle ne consiste pas non plus à réussir à rester positif quelles que soient les circonstances.

Il existe des moments où l’on doute, où l’on pleure, où l’on s’inquiète, où l’on se sent dépassé.

Ces expériences font partie de la vie.

La question devient différente lorsque la souffrance s’installe, s’intensifie ou commence à prendre une place importante dans le quotidien.

Par exemple, lorsqu’il devient difficile de dormir, de travailler, d’étudier, de prendre soin de soi, de maintenir ses relations ou simplement de faire face aux journées ordinaires.

Dans ces situations, demander de l’aide peut être une manière de prendre soin de sa santé et non la preuve d’un échec.


Stress, anxiété, tristesse, mal-être : comment s’y retrouver ?

Les mots utilisés dans le langage courant recouvrent des réalités différentes.

Le stress

Le stress est une réaction de l’organisme face à une situation perçue comme exigeante ou menaçante.

Un examen, une prise de parole, un changement important ou un imprévu peuvent provoquer du stress.

Une réaction ponctuelle n’est donc pas nécessairement préoccupante.

L’anxiété

L’anxiété est elle aussi une expérience humaine courante.

Elle peut apparaître avant un événement, face à une incertitude ou lorsqu’une personne anticipe une menace.

Elle devient davantage préoccupante lorsqu’elle est très intense, persistante, difficile à contrôler ou qu’elle perturbe fortement la vie quotidienne.

La tristesse

Être triste n’est pas nécessairement être dépressif.

La tristesse peut être une réaction à un événement douloureux, une déception, une perte ou une période difficile.

Elle mérite cependant une attention particulière lorsqu’elle devient persistante, profonde ou qu’elle s’accompagne d’une altération importante du fonctionnement quotidien.

Le mal-être

Le mal-être est un terme large.

Il peut désigner un sentiment diffus de ne pas aller bien, une perte d’élan, une irritabilité inhabituelle, une impression d’être dépassé ou une difficulté à trouver ses repères.

Il n’est pas possible d’établir un diagnostic à partir de ce seul mot.

Mais un mal-être qui dure ou qui s’aggrave mérite d’être entendu.

Quand faut-il commencer à s’interroger ?

Il n’existe pas de liste universelle permettant de déterminer seul si l’on souffre d’un trouble psychique.

En revanche, certains changements méritent une attention particulière lorsqu’ils persistent ou prennent de l’ampleur :

  • sommeil fortement perturbé ;
  • fatigue inhabituelle et durable ;
  • anxiété très présente ;
  • irritabilité importante ;
  • perte d’intérêt ou de plaisir ;
  • difficultés de concentration ;
  • retrait social ;
  • sentiment de ne plus parvenir à faire face ;
  • difficultés à travailler ou à étudier ;
  • relations fortement perturbées ;
  • souffrance qui devient importante.

Ces signes peuvent avoir de nombreuses causes et ne permettent pas, à eux seuls, de poser un diagnostic.

Ils peuvent simplement constituer une invitation à ne pas rester seul avec ce que l’on traverse.


Les piliers d’une santé mentale qui se protège au quotidien

Prendre soin de sa santé mentale ne repose pas sur une méthode unique.

Le sommeil, le mouvement, les relations, le repos, l’alimentation, l’environnement ou encore les conditions de vie peuvent interagir.

Aucun de ces éléments ne constitue une solution universelle à une souffrance psychique.

Mais ils participent à notre santé globale et peuvent constituer des ressources importantes.

Le sommeil : une ressource essentielle

Le sommeil et la santé mentale entretiennent des liens étroits.

Une période de stress peut perturber le sommeil.

À l’inverse, des nuits régulièrement insuffisantes ou de mauvaise qualité peuvent rendre plus difficile la régulation émotionnelle, la concentration et l’adaptation aux difficultés.

Il n’est donc pas étonnant que sommeil et santé mentale apparaissent souvent ensemble.

Mais là encore, il faut éviter les raccourcis.

Mieux dormir ne suffit pas nécessairement à résoudre une souffrance psychique importante.

Cela peut néanmoins constituer une composante importante d’une démarche globale.

À explorer sur Osmose :

  • Mieux dormir
  • Alimentation et sommeil
  • Fatigue constante : que peut-elle vouloir dire ?
  • Fatigue chronique : quelles peuvent être les causes ?

Le mouvement : remettre le corps dans l’équation

L’activité physique régulière est associée à des bénéfices pour la santé physique et mentale.

Elle peut notamment contribuer à réduire certains symptômes d’anxiété et de dépression et à améliorer le bien-être général.

Mais « faire du sport » ne signifie pas nécessairement courir, aller en salle ou suivre un programme intensif.

Marcher, jardiner, faire du vélo, nager, danser ou pratiquer une activité douce peuvent aussi remettre du mouvement dans une journée.

L’enjeu est moins de transformer l’activité physique en nouvelle obligation que de trouver une forme de mouvement compatible avec sa santé, son énergie et sa vie quotidienne.

À explorer sur Osmose :

  • Marcher 30 minutes
  • L’activité physique douce

Les relations sociales : nous ne sommes pas faits pour vivre seuls

La santé mentale se construit aussi dans nos relations.

Un échange avec une personne de confiance, une présence familiale, une amitié, un collectif, une activité partagée ou simplement le sentiment d’appartenir à un groupe peuvent constituer des ressources importantes.

À l’inverse, l’isolement peut fragiliser.

Cela ne signifie pas qu’il faudrait multiplier les interactions ou être constamment entouré.

Certaines personnes ont besoin de solitude pour se ressourcer.

La question est plutôt celle du lien choisi et soutenant.

Avoir quelqu’un à qui parler lorsque la période devient difficile peut faire une réelle différence.


Le repos et la récupération

Nous parlons beaucoup de sommeil, mais récupérer ne signifie pas uniquement dormir.

Notre équilibre dépend aussi de l’alternance entre activité et récupération.

Une journée peut être remplie sans être productive.

Une personne peut être assise toute une soirée devant un écran sans réellement avoir récupéré.

Le repos peut prendre des formes très différentes :

  • ralentir ;
  • faire une pause ;
  • sortir ;
  • ne rien produire pendant un moment ;
  • pratiquer une activité agréable ;
  • retrouver un rythme plus soutenable ;
  • mettre temporairement une limite à certaines sollicitations.

Le repos n’est pas nécessairement une récompense après avoir tout terminé.

Il fait partie du fonctionnement humain.


L’alimentation et la santé globale

L’alimentation participe à la santé globale.

Les recherches s’intéressent également aux liens entre alimentation, fonctionnement cérébral, métabolisme et santé mentale.

Mais la science ne permet pas de transformer l’alimentation en solution miracle contre l’anxiété, la dépression ou les troubles psychiques.

Aucun aliment ne « soigne » à lui seul une souffrance psychologique.

Une alimentation variée et adaptée peut faire partie d’une hygiène de vie favorable à la santé globale, sans devenir une nouvelle source de culpabilité.

À explorer sur Osmose :

  • Manger sain sans régime
  • Alimentation anti-inflammatoire
  • Alimentation et sommeil
  • Les aliments ultra-transformés

Le lien avec son environnement

Notre environnement compte également.

Le logement, le bruit, la sécurité, les espaces verts, les déplacements, les conditions de travail ou l’accès à des lieux permettant de se retrouver peuvent influencer notre qualité de vie.

Les recherches sur les environnements naturels s’intéressent notamment à leurs liens avec le stress, l’humeur, l’activité physique et les interactions sociales.

Cela ne signifie pas qu’une promenade dans la nature constitue un traitement d’un trouble psychique.

Cela signifie simplement que notre environnement peut être une composante de notre santé.


Le sentiment de contrôle et les activités qui ont du sens

Avoir le sentiment de pouvoir agir sur une partie de sa vie peut contribuer à l’équilibre psychologique.

Cela peut passer par :

  • clarifier ses priorités ;
  • poser certaines limites ;
  • demander de l’aide ;
  • retrouver une organisation plus réaliste ;
  • distinguer ce qui dépend de soi de ce qui ne dépend pas de soi ;
  • consacrer du temps à une activité importante à ses yeux.

Le sentiment de contrôle ne signifie pas tout maîtriser.

Il peut simplement s’agir de retrouver quelques marges de manœuvre.


Stress et santé mentale : quand la pression ne laisse plus suffisamment de place pour récupérer

Le stress fait partie de la vie.

Une échéance, un changement, une responsabilité importante ou une situation inhabituelle peuvent temporairement mobiliser nos ressources.

Le problème apparaît lorsque la pression se répète, devient très importante ou laisse trop peu de place à la récupération.

Le stress peut alors s’accompagner de :

  • troubles du sommeil ;
  • fatigue ;
  • tensions physiques ;
  • difficultés de concentration ;
  • irritabilité ;
  • inquiétude ;
  • sentiment de débordement.

Un stress ponctuel et un stress qui s’installe ne se vivent pas nécessairement de la même manière.

C’est pourquoi il peut être utile de se demander non seulement :

« Suis-je stressé ? »

mais aussi :

« Depuis combien de temps ? »

« Est-ce que je récupère encore ? »

« Est-ce que cela commence à modifier ma manière de dormir, de travailler ou d’être avec les autres ? »

À explorer sur Osmose :

  • Le stress est-il toujours mauvais ?
  • Les signes du stress chronique
  • La respiration pour retrouver son calme

Fatigue mentale, charge mentale et épuisement : ne pas tout confondre

Ces mots sont devenus très présents dans notre quotidien.

Ils ne sont pourtant pas synonymes.

La fatigue

Elle peut apparaître après un effort physique, intellectuel, émotionnel ou après une période de sommeil insuffisant.

Elle peut diminuer avec le repos.

Lorsqu’une fatigue devient durable ou inexpliquée, il est important de ne pas supposer automatiquement qu’elle est psychologique : différentes causes médicales peuvent également l’expliquer.

La fatigue mentale

Elle correspond au sentiment d’être cognitivement ou émotionnellement saturé.

On peut avoir l’impression de ne plus réussir à réfléchir clairement, de ne plus avoir de disponibilité ou de devoir faire un effort pour des tâches habituellement simples.

La charge mentale

Elle renvoie notamment au fait de devoir penser, anticiper, organiser et coordonner continuellement de nombreuses tâches ou responsabilités.

Elle peut concerner le travail, la famille, la parentalité, la gestion quotidienne ou plusieurs domaines simultanément.

L’épuisement

L’épuisement est un état dans lequel les ressources semblent durablement diminuées.

Il peut avoir différentes causes et différents contextes.

Le burnout

Le burnout est spécifiquement lié au contexte professionnel.

Il correspond à un syndrome résultant de situations de stress professionnel chronique et se caractérise notamment par un épuisement, une prise de distance ou un cynisme vis-à-vis du travail et un sentiment de perte d’accomplissement professionnel.

Il ne faut donc pas utiliser « burnout » comme simple synonyme de « grosse fatigue ».

Et surtout, prendre quelques jours de vacances ne constitue pas à lui seul une réponse suffisante lorsqu’un épuisement professionnel est installé.

Une évaluation et une prise en charge peuvent être nécessaires, avec une attention portée également aux conditions et à l’organisation du travail.


Quand faut-il demander de l’aide ?

Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être au bout de ses ressources pour consulter.

Vous pouvez demander de l’aide lorsque vous sentez que quelque chose change durablement et que vous ne parvenez plus à retrouver votre équilibre.

Cela peut être particulièrement pertinent lorsque :

  • la difficulté dure ;
  • elle s’intensifie ;
  • elle revient régulièrement ;
  • elle perturbe fortement le sommeil ;
  • elle empêche de travailler ou d’étudier normalement ;
  • elle affecte les relations ;
  • elle entraîne un isolement important ;
  • les émotions deviennent très difficiles à réguler ;
  • vous avez le sentiment de ne plus parvenir à faire face ;
  • votre souffrance devient importante.

Il n’existe pas de seuil de souffrance à atteindre pour avoir « le droit » de demander de l’aide.

On peut consulter simplement parce que l’on sent que quelque chose ne va pas.

Et parfois, parler suffisamment tôt permet justement d’éviter que la situation ne se dégrade davantage.


Vers qui se tourner ?

Il n’existe pas un professionnel unique pour toutes les situations.

Le médecin traitant

Il peut constituer une première porte d’entrée.

Il peut écouter, évaluer la situation, rechercher d’éventuelles causes physiques, proposer une orientation et coordonner la suite du parcours.

Le psychologue

Le psychologue est un professionnel spécialisé dans le fonctionnement psychique, les émotions et les comportements.

Il peut accompagner une personne confrontée à une souffrance psychologique, à des difficultés personnelles ou relationnelles ou à certaines périodes de transition.

En France, le dispositif Mon soutien psy permet, sous certaines conditions, de bénéficier d’un accompagnement auprès d’un psychologue partenaire de l’Assurance Maladie.

Le psychiatre

Le psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie.

Il peut évaluer et prendre en charge les troubles psychiques, prescrire des traitements lorsque cela est indiqué et intervenir notamment lorsque la situation nécessite une prise en charge médicale.

Psychologue et psychiatre ne sont donc pas deux appellations pour le même métier.

D’autres professionnels peuvent également intervenir

Selon la situation, il peut être pertinent de solliciter :

  • le médecin du travail ;
  • un infirmier ;
  • un professionnel de santé ;
  • une structure spécialisée ;
  • une association ;
  • un service d’accompagnement social ou médico-social.

Le bon interlocuteur dépend de la situation, de sa gravité et des besoins de la personne.


Peut-on prendre soin de sa santé mentale avec des pratiques complémentaires ?

Les pratiques complémentaires occupent une place particulière dans l’approche intégrative d’Osmose.

Méditation, respiration, relaxation, sophrologie, yoga, hypnose, activité physique ou certaines pratiques corporelles peuvent être recherchés pour différentes raisons : détente, gestion du stress, amélioration du bien-être ou accompagnement d’une démarche de santé.

Mais leur place doit être présentée avec discernement.

Une pratique de bien-être ne devient pas automatiquement un traitement parce qu’elle est présentée comme « naturelle ».

Et une pratique peut être intéressante pour certaines personnes sans être adaptée à toutes les situations.

La règle d’Osmose

Pour chaque pratique, nous cherchons à distinguer :

ce qu’elle propose

de

ce que les recherches permettent réellement d’affirmer.

Une pratique complémentaire peut trouver sa place dans une démarche globale.

Elle ne doit cependant pas conduire à retarder une consultation ou à remplacer un traitement nécessaire.

Cela vaut particulièrement lorsque la personne présente une souffrance psychique importante, des symptômes persistants ou une situation urgente.

Osmose présente les professionnels et praticiens avec intérêt et curiosité, mais sans établir de classement d’efficacité entre les approches.


Et si prendre soin de soi commençait aussi par arrêter de culpabiliser ?

Le mot « self-care » peut parfois devenir une nouvelle injonction.

Il faudrait méditer.

Faire du sport.

Dormir suffisamment.

Manger parfaitement.

Déconnecter.

Respirer.

Prendre du temps pour soi.

Et réussir tout cela avec sérénité.

Mais que se passe-t-il lorsque la réalité ne permet pas de suivre cette liste ?

Une personne qui travaille dans des conditions difficiles, qui élève seule ses enfants, qui vit une situation financière compliquée ou qui accompagne un proche malade ne dispose pas nécessairement des mêmes marges de manœuvre qu’une personne qui peut facilement aménager son quotidien.

Ne pas réussir à appliquer toutes les recommandations de bien-être ne signifie pas que l’on ne prend pas soin de soi.

Certaines souffrances ne peuvent pas être résolues individuellement.

Les conditions de travail, les revenus, le logement, les relations, les discriminations, l’isolement, les responsabilités familiales ou les événements de vie peuvent peser lourdement sur la santé mentale.

Prendre soin de sa santé mentale suppose donc aussi de regarder ce qui se passe autour de nous.

Et parfois, agir sur son environnement est aussi important que chercher à modifier ses habitudes.


La santé mentale concerne aussi notre environnement

Nous vivons rarement nos difficultés dans le vide.

Une séparation, un déménagement, une expatriation, l’arrivée d’un enfant, un changement professionnel, une maladie, un deuil ou une période financière difficile peuvent modifier profondément notre équilibre.

Le contexte social compte.

Le travail compte.

La famille compte.

Les relations comptent.

Le sentiment de sécurité compte.

L’environnement dans lequel nous vivons compte.

C’est pourquoi la prévention en santé mentale ne consiste pas seulement à apprendre à chacun à « mieux gérer son stress ».

Elle suppose également de créer des environnements plus favorables à la santé.

Cela peut concerner l’école, le travail, le logement, les espaces publics, les liens sociaux, l’accès aux soins ou la lutte contre l’isolement.

La santé mentale est personnelle, mais elle n’est jamais uniquement individuelle.


Et si l’on s’inquiète pour un proche ?

Il arrive que nous remarquions chez quelqu’un un changement avant même qu’il en parle.

Une personne semble s’isoler.

Elle ne participe plus aux activités habituelles.

Elle paraît épuisée.

Elle devient particulièrement anxieuse ou irritable.

Elle dit qu’elle n’en peut plus.

Dans ces situations, il n’est pas nécessaire de devenir psychologue soi-même.

On peut commencer simplement.

Être présent.

Écouter.

Poser une question.

Éviter de minimiser.

Ne pas répondre systématiquement par « ça va passer ».

Proposer une aide concrète.

Et, lorsque cela semble nécessaire, encourager la personne à consulter.

On peut également demander soi-même conseil lorsqu’on s’inquiète pour un proche.

Aider quelqu’un ne signifie pas porter sa souffrance à sa place.


En cas de détresse ou de situation urgente

Certaines situations nécessitent de ne pas rester seul.

Si une personne pense au suicide, a des pensées suicidaires ou se trouve en situation de détresse importante, elle peut contacter le 3114, numéro national de prévention du suicide.

Le 3114 est accessible gratuitement, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, partout en France. Il s’adresse également aux proches qui s’inquiètent pour quelqu’un.

En cas de danger immédiat ou d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112.

Ces dispositifs ne sont pas réservés aux personnes ayant reçu un diagnostic psychiatrique.

En situation de crise, chercher de l’aide rapidement est déjà une manière de prendre soin de sa santé mentale.


Les professionnels et praticiens présentés par Osmose

La santé intégrative ne se résume pas aux professions médicales ou psychologiques.

Osmose donne également la parole à des professionnels et praticiens qui proposent différentes manières d’accompagner le bien-être et la qualité de vie.

À travers leurs portraits, vous pouvez découvrir :

  • leur parcours ;
  • leur formation ;
  • leur pratique ;
  • leur manière de travailler ;
  • les personnes qu’ils accompagnent ;
  • leur territoire ;
  • leur vision de la santé.

Ces portraits ne constituent ni un classement ni une certification par Osmose.

Ils sont avant tout une invitation à mieux comprendre les différentes approches présentes dans notre territoire.

Découvrir les portraits de professionnels et praticiens présentés par Osmose →


Explorer les ressources d’Osmose sur la santé mentale

La santé mentale ne se vit pas dans une seule catégorie.

Elle croise de nombreux sujets abordés dans les différentes rubriques d’Osmose.

Stress

Pour comprendre ce qui se passe lorsque la pression augmente et découvrir différentes pistes pour retrouver des espaces de récupération.

→ Le stress est-il toujours mauvais ?
→ Les signes du stress chronique
→ La respiration pour retrouver son calme

Sommeil et fatigue

Parce que le sommeil, l’énergie et la santé mentale entretiennent des relations étroites.

→ Mieux dormir
→ Alimentation et sommeil
→ Fatigue constante : que peut-elle vouloir dire ?
→ Fatigue chronique : quelles peuvent être les causes ?

Mouvement

Parce que bouger peut aussi être une manière de prendre soin de sa santé globale.

→ Marcher 30 minutes
→ L’activité physique douce

Alimentation

Parce que l’alimentation participe à notre santé globale sans devenir une solution miracle à toutes nos difficultés.

→ Manger sain sans régime
→ Alimentation anti-inflammatoire
→ Les aliments ultra-transformés

Pratiques complémentaires

Pour découvrir différentes approches de bien-être avec curiosité, mais aussi avec un regard critique et informé.

→ Sophrologie
→ Hypnose
→ Kinésiologie
→ Méditation et relaxation

Cette rubrique évolue au fil des nouveaux articles publiés sur Osmose.


FAQ – Santé mentale

Qu’est-ce que la santé mentale ?

La santé mentale est une dimension de la santé globale. Elle concerne notamment notre bien-être psychologique, notre capacité à faire face aux difficultés, nos émotions, nos relations et notre fonctionnement quotidien. Elle évolue au cours de la vie et dépend de nombreux facteurs individuels, sociaux et environnementaux.

Comment prendre soin de sa santé mentale ?

Il n’existe pas une méthode unique. Le sommeil, l’activité physique, les relations sociales, le repos, une alimentation adaptée, les activités qui ont du sens et un environnement favorable peuvent contribuer à la santé globale. Lorsque la souffrance devient importante ou persistante, demander un accompagnement professionnel fait également partie des moyens de prendre soin de soi.

Quels sont les signes d’une mauvaise santé mentale ?

Il n’existe pas une liste de signes permettant de se diagnostiquer soi-même. Une souffrance peut notamment se manifester par des changements durables dans le sommeil, l’humeur, l’énergie, les relations, la concentration ou le fonctionnement quotidien. Lorsque ces changements persistent ou deviennent importants, il peut être utile d’en parler à un professionnel.

Quelle différence entre stress et anxiété ?

Le stress correspond généralement à une réaction face à une situation perçue comme exigeante ou menaçante. L’anxiété peut être une réaction normale elle aussi, mais lorsqu’elle devient très intense, persistante, difficile à contrôler ou fortement handicapante, elle peut nécessiter une évaluation professionnelle.

Quand faut-il consulter pour sa santé mentale ?

Il n’est pas nécessaire d’attendre une situation extrême. Une consultation peut être pertinente lorsqu’une difficulté dure, s’aggrave, revient fréquemment ou commence à perturber fortement le sommeil, le travail, les études, les relations ou la vie quotidienne.

Quelle différence entre psychologue et psychiatre ?

Le psychologue est un professionnel spécialisé dans le fonctionnement psychique, les émotions et les comportements. Le psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie. Il peut notamment réaliser une évaluation médicale, poser un diagnostic médical et prescrire des traitements lorsque cela est indiqué.

Le sport est-il bon pour la santé mentale ?

L’activité physique régulière est associée à des bénéfices pour la santé mentale et peut notamment contribuer à réduire certains symptômes d’anxiété et de dépression. Elle ne constitue toutefois pas un traitement universel et ne remplace pas une prise en charge lorsqu’elle est nécessaire.

Le sommeil influence-t-il la santé mentale ?

Oui. Les relations entre sommeil et santé mentale sont étroites et réciproques. Le stress ou certaines difficultés psychiques peuvent perturber le sommeil, tandis qu’un sommeil insuffisant ou perturbé peut rendre plus difficile la régulation émotionnelle et l’adaptation aux difficultés.

Les médecines douces peuvent-elles aider la santé mentale ?

Certaines pratiques complémentaires peuvent contribuer au bien-être ou à la gestion du stress chez certaines personnes. Leur efficacité dépend toutefois de la pratique, de la situation et du niveau de preuve disponible. Elles ne doivent pas remplacer un accompagnement médical ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.

Peut-on prévenir les troubles psychiques ?

La prévention peut agir sur différents facteurs de risque et de protection, mais elle ne permet pas d’empêcher tous les troubles psychiques. Le sommeil, l’activité physique, les liens sociaux, l’accès aux soins, les conditions de vie et l’environnement peuvent tous participer à la santé mentale. La prévention doit donc être individuelle mais aussi collective.


À retenir

La santé mentale n’est pas l’obligation d’aller bien tout le temps.

C’est une dimension de notre santé globale, qui évolue avec nos expériences, nos ressources et notre environnement.

Une période de stress, de tristesse ou de fatigue n’est pas nécessairement le signe d’un trouble psychique.

Mais une souffrance qui s’installe, s’intensifie ou perturbe fortement la vie quotidienne mérite d’être prise au sérieux.

Prendre soin de sa santé mentale peut passer par le sommeil, le mouvement, les relations, le repos, l’alimentation, les activités qui ont du sens ou un environnement plus favorable.

Mais cela peut aussi vouloir dire consulter, demander de l’aide, modifier certaines conditions de vie ou accepter de ne plus porter seul ce qui devient trop lourd.

Et surtout :

demander de l’aide n’est pas un échec.

La santé mentale mérite autant d’attention et de prévention que la santé physique.

Sans la réduire à une question de volonté individuelle.

Comprendre sans faire peur. Prévenir sans culpabiliser. Prendre soin sans tout médicaliser. Et savoir demander de l’aide lorsque l’on ne peut plus avancer seul.

Osmose – mieux comprendre sa santé pour mieux vivre au quotidien.


Sources et repères institutionnels

Cette page s’appuie notamment sur les ressources de référence de :

  • Organisation mondiale de la Santé (OMS) ;
  • Santé publique France ;
  • Haute Autorité de Santé (HAS) ;
  • Assurance Maladie ;
  • Inserm ;
  • Ministère de la Santé ;
  • INRS pour les questions relatives au burnout ;
  • 3114 — numéro national de prévention du suicide.

Les recommandations, dispositifs d’accompagnement et numéros d’urgence doivent être vérifiés régulièrement avant publication, car certains dispositifs peuvent évoluer.

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Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus

Directeur général de l’organisation mondiale de la